Le Magicien de Whitechapel, tome 1 : JERROLD PICCOBELLO

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Le Magicien de Whitechapel,
tome 1 : JERROLD PICCOBELLO
de Benn
Editions Dargaud,
68 pages

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Londres, 1887. Jerrold Piccobello, magicien parmi les plus prestigieux du royaume britannique, se fait une nouvelle fois remballer d’une audition comme un malpropre. Désespéré, l’homme revient sur les lieux de son enfance, là où tout a commencé et où il fera une rencontre pour le moins inattendue…

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Voici une bande-dessinée que j’ai empruntée à la médiathèque à mon arrivée dans ma nouvelle commune (et encore nouvelle vie!). Les thèmes autour de Whitechapel et de Jack l’éventreur ont toujours tendance à m’attirer, ce qui est également valable pour ce qui touche à la magie ou la prestidigitation.

J‘ai apprécié cette BD dans son côté « époque ». On découvre un personnage qui s’est construit, au travers de ses souvenirs. L’ambiance est riche et très bien retransmise dans les planches et le choix des couleurs – certains dégradés et certains tons choisis sont superbes ! A la fin de ce premier tome, Jerrold fait la rencontre d’un personnage qui relève du fantastique. Bizarrement, moi qui aime l’univers du fantastique de manière générale, je n’ai pas été conquise par cette rencontre qui m’a presque déçue, qui me semble trop simple et trop clichée (et je ne parle pas de l’apparence de ce personnage, même s’il s’agit d’un clin d’oeil aux représentations les plus fréquentes de cet être fantastique). Je lirai la suite quand même, par curiosité, en espérant être agréablement surprise par ce qui suivra.

Un point important à mes yeux : j’ai trouvé la police d’écriture parfois difficilement lisible et trop dense, ce qui ralentit la lecture… Et la complique également à certains moments, rendant certaines planches un peu fouillis, avec des pensées au dessus des cases, dans les cases, en légende en bas de planche, le tout pas toujours très lisible… Dommage.

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Envie d’extrait (4) Place Furstenberg

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10.

Des touristes et des Parisiens flânent dans les jardins du Palais-Royal, déjeunent à la terrasse des restaurants. A l’autre bout, j’aperçois la Comédie-Française, hiératique et imposante. César m’a quittée adolescente, il me retrouve femme. J’ai toujours les cheveux bouclés, les yeux bleus, la peau mate, et il hésite à peine. Il porte toujours un costume en lin et un panama. Nous sommes l’un en face de l’autre mais Hubert manque à l’appel.
Si César n’avait pas porté ces vêtements et son éternel chapeau je ne l’aurais pas reconnu : il s’est empâté, ses cheveux se sont raréfiés, ses yeux se sont creusés, son nez a grandi, il boite.
— L’arthrite. C’est de famille. Tu es ravissante, Amélie. Hubert serait…
Il s’interrompt, ne s’arroge pas le droit de penser à la place de notre père. Marie ne supporte pas qu’on évoque son nom, moi je n’aime pas qu’on fasse parler les morts et mon parrain l’a deviné.
— Tu es venue seule ? s’étonne-t-il en cherchant derrière moi.
Je me rends compte qu’il ne m’a jamais vue sans ma jumelle. Enfants, ma soeur et moi ne nous quittions que pour aller chez le dentiste ou le médecin. Quand Marie a été opérée de l’appendicite par Diane, l’épouse de son parrain Jacques, j’ai eu si mal au ventre qu’elle a décidé de m’opérer dans la foulée.
Je dis :
— Tu en vois une, tu vois les deux !
— Deux pour le prix d’une, ajoute-t-il, reprenant l’expression favorite d’Hubert.

 

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51XvVXHScnL._SX306_BO1,204,203,200_Cet extrait est tiré de Place Furstenberg, de Lorraine Fouchet.

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Amélie aime qu’on continue à lui parler de son père, le célèbre comédien Hubert Saint-Jean, dix ans après sa mort. Elle a une soeur jumelle, Marie, dont elle est très proche ; une mère, partie refaire sa vie en Italie ; un oncle, qui l’a recueillie avec Marie par devoir. Mais elle n’a jamais eu de frère… À sa connaissance. Pas le plus petit soupçon que leur père aurait pu avoir, avant de rencontrer leur mère, une autre femme et un autre enfant.
Alors, quand, dans la librairie de Chatou ou elle signe son deuxième roman, une lectrice l’aborde en mentionnant, comme si rien n’était plus naturel, leur grand frère, elle croit rêver.
Pourtant, cette certitude d’être « filles uniques » avec laquelle elles ont grandi, Amélie est prête à la balayer sur-le-champ, et à remuer ciel et terre pour retrouver leur frère.
Puisque l’inconnue de la librairie n’en sait pas plus (elle a toujours entendu parler de ce frère par leur parrain commun, ami d’Hubert, disparu depuis), et puisque Marie ne veut rien savoir de cette histoire, Amélie va devoir mener son enquête sans sa soeur. Forcer une à une les portes d’un passé bien cadenassé, quels qu’en soient les risques. Reprendre contact avec la « bande de Furstenberg », les meilleurs amis de leur père dont les jumelles se sont éloignées parce que les voir était trop douloureux. Découvrir que tous étaient au courant de l’existence de ce frère, sauf elles. Essuyer, au passage, des désillusions qui semblent donner raison à Marie d’avoir refusé de l’aider. Mais au final, recevoir, une fois les secrets du passé mis à nu, la plus belle et la plus inattendue des surprises : l’amour, qui chez Lorraine Fouchet triomphe toujours, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Une semaine, une oeuvre d’art (12)

Outre le fait que j’aime la littérature, je suis également férue d’art en tout genre. J’ai envie de vous faire partager un peu de cette passion en vous proposant chaque semaine une œuvre différente, vous laissant libre de l’observer, de la ressentir, la vivre et peut être même d’exprimer ce qu’elle éveille en vous !

Cette semaine, une artiste contemporaine d’origine taïwanaise : Yiching Chen.

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Fête (pigments minéraux; 2012),
66 x 100 cm

Chen Yiching est spécialiste du « nihon-ga », peinture traditionnelle japonaise. L’artiste, à l’aide de ce langage esthétique délicat, exprime toute sa poésie et témoigne de son expérience émotionnelle et sensible de la nature, ayant bien gardé en tête le conseil de son maître : toujours bien connaître les choses avant de les peindre.

Concours : 100 likes, le résultat !


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Je vous proposais de gagner un de ces trois livres en format poche:

  • La Mélodie des Jours de Lorraine Fouchet, qui est un livre qui m’a profondément touchée et en quelque sorte changée, il m’accompagne toujours un peu au quotidien depuis que je l’ai lu.
  • Le Cercle Littéraire des Amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer, une lecture coup de coeur et rafraichissante, qui donne l’envie folle d’aller découvrir l’île de Guernsey !
  • L’Assassin Royal, tome 1 : L’apprenti assassin de Robin Hobb, qu’il vous faut découvrir si ce n’est pas encore fait !

Et si aucun de ses trois livres ne vous intéressait ou que vous les aviez déjà lus, tout autre livre au format poche de votre choix !

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La gagnante est Bouquineuse Accro
qui remporte le livre suivant
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Toutes mes félicitations à toi j’espère qu’il se révèlera être une très bonne lecture !