La Trilogie Berlinoise, Tome 1: L’été de cristal

Je tiens à préciser que j’ai décidé de chroniquer cette trilogie par tome. Je la possède en un volume de 1015 pages mais il me semble que cette solution est plus pertinente. La séparation de chacun des trois tomes est par ailleurs très marquée dans ce livre.

9782253128434Editions: Le Livre de Poche / Paru en: 2010 / Pages: 315 Auteur: Philip Kerr

Je l’avoue, j’ai mis bien du temps à entamer cette trilogie… Si certaines de mes raisons sont personnelles et liées à un manque d’envie de lire cet été, ce premier tome y est pour quelques raisons également.

Vétéran du front turc, ancien de la police, Bernhard Gunther, trente-huit ans, est devenu détective privé, spécialisé dans la recherche des personnes disparues. Gunther ne se plaint pas. Les disparitions sont monnaie courante à Berlin, en 1936, et il ne manque pas de clients… Mais aujourd’hui Hermann Six, le puissant industriel qui l’engage, ne cherche pas à trouver sa fille : celle-ci a été assassinée chez elle, ainsi que son mari. Non, ce qui intéresse Herr Six, ce sont les bijoux qui ont disparu du coffre-fort… A la veille des Jeux Olympiques, tandis que les S.S. se chargent de rendre la ville "accueillante" aux touristes, Gunther se met en chasse.

MON AVIS

Je crois bien avoir commencé à être légèrement happée par ce roman, les 200 premières pages passées… Je dois dire que j’ai été assez déçue du manque de rythme et de suspense de ce premier tome, puisque je n’ai cessé de lire des critiques unanimes au sujet de cette trilogie: une fois qu’on a entamé la lecture de cette trilogie, on ne peut plus s’arrêter! Je m’attendais à quelque chose de très captivant… Et si j’avoue que l’écriture est intéressante, plutôt agréable, le suspense est assez peu prononcé voire absent sur toute la longueur de ce premier tome…

Admettons que mon manque d’envie de lire soit quelque peu à l’origine de ce phénomène, j’ai tout de même trouvé que certains passages sont attendus et il est relativement aisé de deviner de quoi il retourne. Ce premier tome se dévoile sans surprises donc et je l’ai trouvé parfois beaucoup trop rapide… Et j’oserai dire trop facile. On évolue donc dans une société qui a changé et change encore pour le pire, une société de corruption, de peur, d’interdictions et de disparitions… Un mot de travers, des malentendus avec les mauvaises personnes et les gens se voient battus, jetés dans le fleuve ou encore envoyés en KZ par la Sipo, la Kripo ou autres autorités SS… Ce qui m’épate, c’est que malgré toutes les paroles très ironiques, sarcastiques et directes du personnage principal Gunther envers cette société nazie, ses hommes puissants et surtout son Führer, il garde la vie et se débarrasse des menaces hautement placées (par Goering lui même!) d’une facilité déconcertante… Les différentes situations restent néanmoins plausibles et certaines relèvent du traditionnel roman de détective.

7c40c1913e550169Comme je le disais, le personnage principal est un détective qui ne manque pas de charisme et de gueule, si je peux oser le dire de cette manière. Il ne mâche pas ses mots ni ses pensées. Ses sarcasmes et son ironie sont très bien utilisés, très acérés parfois, et c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié . Ce sarcasme et cette ironie donnent de la substance au personnage et évidemment au roman puisque c’est au travers de Gunther que les débuts de la société nazie sont décrits et décriés.

Il est assez clair que cette histoire de détective tire sa force de son personnage charismatique mais aussi du contexte historique. La société nazie est LA société qui a renvoyé une image de force et de destruction. Je ne m’y connais pas assez pour critiquer la vérité historique véhiculée par le roman, je ne sais pas distinguer ce qui relève du vrai et du fictif. Dans tous les cas je suis capable de dire que le thème est bien mené, évidemment toujours présent et que c’est très intéressant, bien que vraiment noir et sombre. J’ai en plus habité à Berlin pendant 3 ans lorsque j’étais toute petite et je retrouve avec plaisir, éparpillés au fil des pages, des noms de lieux que j’ai connus et beaucoup aimés.

 

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"Je commençai par aller voir au X Bar, un club de jazz illégal dont l’orchestre glissait des morceaux américains au beau milieu de la soupe aryenne ayant l’aval des autorités. Les musiciens se livraient à ces acrobaties avec suffisamment de finesse pour ménager les consciences nazies qu’aurait pu choquer cette musique dite inférieure."

 


D’autres avis? Découvrez la page Livraddict de La Trilogie Berlinoise!

Je remercie les Editions Le Livre de Poche et Livraddict pour ce partenariat!

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