Les Princes Vagabonds

IMGP7770-copie-1Editions: Robert Laffont | Paru en: 2010 | Pages: 203 |
Auteur: Michael Chabon

Voilà que je viens de finir mon tout premier roman de cape et d’épée!

Ils font la paire : Zelikman, médecin mélancolique originaire des brumes de Ratisbonne à l’esprit dangereusement acéré ; Amram, ex-mercenaire, Noir géant à la langue aussi affûtée que la hache qui ne le quitte jamais. Frères de coeur, compagnons d’armes, ils tracent leur route de déracinés à travers les monts du Caucase, vers 950 après J.-C. Bretteurs, voleurs à gages et mystificateurs, ils soulagent les crédules de leur argent. Familiers des mauvais pas et des coups fourrés, ils ont laissé maints ennemis dans leur sillage, goûté leur part de blessures et réussi d’innombrables sorties précipitées en des circonstances hostiles.
Rien qui les ait préparés cependant à se transformer en escortes et défenseurs d’un prince de l’empire Khazar : Filaq. Son pouvoir ayant été usurpé par un oncle cruel, ce jeune héritier inexpérimenté brûle de reconquérir le trône qui lui revient. Un tel projet nécessite une ruse sans fond, une audace sanglante et une folle témérité. Sans parler d’une armée. Zelikman et Amram peuvent au moins apporter les premières. Mais ces bandits de grands chemins sont-ils prêts à devenir les généraux d’une révolution de grande envergure menée par un damoiseau mal embouché ? Une chose est sûre, le chemin de la réussite est pavé de guerriers et de catins, de vils empereurs et d’éléphants extraordinaires, de mascarades, de jeux d’épées, et des péripéties dont sont faites les plus grandes aventures.

 

MON AVIS

Rares sont les romans de cape et d’épée de nos jours et je dois avouer que j’ai aimé suivre les deux héros aux traits très différents, et malgré tout camarades d’armes et de cœur, dans leurs batailles, leurs rencontres et leurs supercheries! L’histoire est donc évidemment située dans une époque reculée et met en place des rois, des princes, des armées et des mercenaires. Dans ce beau monde on découvre nos héros qui sillonnent les routes à deux et pourtant en solitaire. Ce sont d’ailleurs des brigands plutôt drôles et attachants! Leurs caractères respectifs sont légèrement caricaturaux mais ils se fondent parfaitement dans l’atmosphère de cette épopée. L’avantage certain d’un roman d’aventures comme celui ci est qu’on a vraiment pas le temps de s’ennuyer! Les actions et les rebondissements défilent, appuyés par des illustrations bien réalisées qui ajoutent au dynamisme de ce livre. Je dois d’ailleurs ajouter qu’elles m’ont aidées à visualiser un environnement et une époque que je ne connais absolument pas!

La langue utilisée est très riche en vocabulaire et en tournures de phrases. A la fois je trouve très plaisant de retrouver un vocabulaire d’époque, adapté et en adéquation totale avec ce que nous propose l’auteur, à la fois je dois avouer qu’il y a bien trop de vocabulaire recherché, ancien et que je ne connaissais absolument pas… Ce qui ne m’a pas aidée pas à entrer dans le roman, surtout lorsqu’il (le vocabulaire) se combine à des phrases vraiment très longues. Les idées sont imbriquées les unes dans les autres au sein d’une même phrase qui peut s’en révéler plutôt dure à suivre. Lorsque j’arrivais au bout de certaines phrases, je me demandais clairement ce dont il était question à l’origine!

Je pense sincèrement que ce roman est très riche, qu’il s’agisse du thème et de la période évoqués, du vocabulaire ou encore du style mais il souffre d’un problème d’accessibilité. Le thème aussi intéressant soit il n’est pas courant et donc peu connu, les phrases trop longues m’ont semblées parfois trop compliquées à l’excès et tout ça empêche d’après moi de vraiment rentrer dans le roman, de palpiter et de se prendre au jeu.

 

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"A la fête des Cabanes, les beks de Khazarie avaient pour coutume de dresser leurs abris de feuillages dans la cour de la forteresse-prison appelée al-Qomr, monticule de brique jaunâtre érigé sur la berge gauche du fleuve bourbeux dans le donjon duquel, selon une longue tradition, le seigneur de la guerre devait poser la tête. Mais, à son retour à Itil après sa revue des hordes estivales, l’usurpateur Boulan ordonna que sa soucca fût érigée sur le toit du donjon pour sa vue stratégique sur le palais du khagan, le bord de mer, le quartier musulman et la steppe, et avant tout pour sa proximité relative avec les astres, parmis lesquels ses ancêtres non circoncis et adorateurs du ciel chassaient toujours leur gibier céleste à l’aide de gerfauts infaillibles."

 


D’autres avis? Découvrez la page bibliomania de Les Princes vagabonds sur Livraddict!

Je remercie les Editions Robert Laffont et Blog-o-Book pour ce partenariat!

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