Le Magicien de Whitechapel, tome 1 : JERROLD PICCOBELLO

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Le Magicien de Whitechapel,
tome 1 : JERROLD PICCOBELLO
de Benn
Editions Dargaud,
68 pages

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Londres, 1887. Jerrold Piccobello, magicien parmi les plus prestigieux du royaume britannique, se fait une nouvelle fois remballer d’une audition comme un malpropre. Désespéré, l’homme revient sur les lieux de son enfance, là où tout a commencé et où il fera une rencontre pour le moins inattendue…

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Voici une bande-dessinée que j’ai empruntée à la médiathèque à mon arrivée dans ma nouvelle commune (et encore nouvelle vie!). Les thèmes autour de Whitechapel et de Jack l’éventreur ont toujours tendance à m’attirer, ce qui est également valable pour ce qui touche à la magie ou la prestidigitation.

J‘ai apprécié cette BD dans son côté « époque ». On découvre un personnage qui s’est construit, au travers de ses souvenirs. L’ambiance est riche et très bien retransmise dans les planches et le choix des couleurs – certains dégradés et certains tons choisis sont superbes ! A la fin de ce premier tome, Jerrold fait la rencontre d’un personnage qui relève du fantastique. Bizarrement, moi qui aime l’univers du fantastique de manière générale, je n’ai pas été conquise par cette rencontre qui m’a presque déçue, qui me semble trop simple et trop clichée (et je ne parle pas de l’apparence de ce personnage, même s’il s’agit d’un clin d’oeil aux représentations les plus fréquentes de cet être fantastique). Je lirai la suite quand même, par curiosité, en espérant être agréablement surprise par ce qui suivra.

Un point important à mes yeux : j’ai trouvé la police d’écriture parfois difficilement lisible et trop dense, ce qui ralentit la lecture… Et la complique également à certains moments, rendant certaines planches un peu fouillis, avec des pensées au dessus des cases, dans les cases, en légende en bas de planche, le tout pas toujours très lisible… Dommage.

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Holmes (1854/+1891?), tome 1 : Adieu à Baker Street

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Holmes (1854/+1891?), tome 1 : Adieu à Baker Street

de Cecil et Brunschwig
Editions Futuropolis,
Edition spéciale 48HBD 2015
40 pages

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4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux Chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. 
Quelques jours plus tard, l’appartement du détective au 221 b Baker Street est mis à sac par des hommes de main envoyés par Mycroft Holmes, le propre frère de Sherlock. Mycroft tente ainsi de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, qu’il accuse de s’être abandonné à la cocaïne. Pour lui, la mort de Holmes est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Malgré les preuves apportées par Mycroft, Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l’Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

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Je me suis précipitée à la librairie la plus proche de chez moi participant aux 48hBD pour ce titre ! Je suis fan de l’univers et du personnage qui ont été créés par Arthur Conan Doyle (que l’on voit habilement apparaître dans cette bande-dessinée d’ailleurs !). Je ne pouvais pas laisser cet opus me glisser sous les doigts, surtout au prix de un euro !

Quelle claque ! Ce premier tome est superbe ! Les dessins sont sublimes, dans des tons de noir et blanc ou sépia, et vraiment très riches en détails. Les jeux de lumières sont nombreux et parfaitement maîtrisés. L’ambiance recréée colle parfaitement à l’univers de Conan Doyle et aux aventures du célèbre détective.

J‘ai accroché très rapidement à l’intrigue, voulant connaitre les dessous de la mort de Sherlock Holmes (mais est-il vraiment mort ?). Le personnage de Mycroft semble intelligent et cacher de nombreuses choses, et les dessous de la famille Holmes le semblent tout autant (mais comme je ne veux pas vous révéler les détails de l’intrigue et qui font le plaisir de cette lecture, je ne peux que vous inciter à vous y plonger!).

Il est souvent plus dur de parler de quelque chose qu’on a adoré, et une chose est sûre pour l’amatrice de BD que je suis : je vais très vite m’offrir la suite… ! Je vous laisse avec deux pages exemples, tirées de ce premier opus.

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L’Assassin Royal, tome 1 : L’apprenti assassin

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de Robin Hobb
éditions Baam!
2008, ePub (669 pages)

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Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

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Ma lecture du premier tome de cette saga si plebiscitée s’est révélée un peu laborieuse – entendez que j’ai mis plus de deux mois à lire les 18 premiers pour-cent du livre… Et pourtant je ne peux vraiment pas dire que je n’accrochais pas à ce début de saga et que j’ai dû lutter pour continuer. Cela peut sembler vraiment paradoxal mais de mon point de vue, la mise en place du personnage de Fitz était vraiment intéressante et promettait beaucoup de ce personnage – qui n’est qu’un enfant – déjà plus profond que superficiel. Par contre le rythme est vraiment très lent au début, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti – est-ce que c’est venu en partie de moi et des événements peu réjouissants que j’ai pu vivre dans ma vie à cette période ? En parallèle de la mise en place du personnage principal se pose aussi la mise en place des personnages « secondaires » (mais pas tant que ça quand on lit la suite) elle aussi assez riche et progressive, en petites doses bien dosées et bien placées.

« Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé. »

Robin Hobb

Robin Hobb

La plume et le style m’ont également énormément plu. Il s’agit là d’une traduction de la version originale (qui pour ce que j’ai pu voir dans quelques extraits disponibles sur le net, a l’air superbement écrite également) et je soupçonne cette traduction d’être vraiment très bonne. Le style est fluide et élégant, donnant un sentiment de langage ancien, d’histoire ancienne, comme un parchemin qu’on retrouverait dans un vieux coffre quelque part, au fin fond d’un grenier peut-être… Et pourtant avec des mots tout à fait modernes, auxquels s’ajoutent quelque vocabulaire spécifique à l’univers ici inventé par Robin Hobb.

Ce qui m’a fait énormément accrocher et persévérer dans ma lecture est ce brin de magique dans l’univers de Robin Hobb, que sont les dons du Vif et de l’Art. Le Vif est le don de se lier aux animaux, en pensée quand l’Art, presque totalement réservé à la descendance noble, est le don de projeter son esprit dans ceux des êtres humains et de converser avec eux, ou de les influencer… On apprend dès le début de l’histoire que Fitz a le don du Vif en se liant avec un petit chiot dont il va partager les sens, la vue, les pensées. Cependant le Vif est un don très mal vu dans cet univers, car il « pervertirait » petit à petit les êtres qui l’utilisent en animaux sauvages… Tout ce qui touche de près ou de loin au lien fort entre un être humain et un animal m’a toujours énormément plu (d’où mon amour inconsidéré pour la trilogie de Pullman : A la Croisée des Mondes) et je rêverais d’avoir le même don. Rien que pour ce côté de l’histoire, j’aurai persévéré dans ma lecture.

Ma persévérance a payé parce qu’une fois l’entrée du personnage d’Umbre, l’assassin actuel du roi qui va lui enseigner l’art de tuer, je n’ai plus lâché ce premier tome… Tout se déclenche, les différentes relations entre les personnages, les complots à la cour, le Vif, l’Art… Woah ! J’ai reposé le livre avec l’envie féroce de lire le second tome, ce que j’ai fait assez rapidement d’ailleurs, profitant d’un long voyage en train pour m’y mettre. Rien n’est simple pour Fitz, qui doit se battre pour se faire une place dans un milieu noble hostile aux bâtards… Et finalement c’est appréciable, car je me suis de plus en plus prise en affection pour le personnage qui doit apprendre à faire son bout de chemin et éviter les tentatives de meurtres à son encontre, tout en profitant de son don du Vif – perçu comme une malédiction – dans l’ombre. Fitz est un personnage qui gêne énormément de personnages, mais qui arrive néanmoins à se trouver des alliés, aussi peu nombreux soient-ils, des alliés très attachants également, qu’il s’agisse de Vérité, le prince régnant, son oncle ou de Burrich, l’ancien homme lige de son père qui va l’élever, à la dure mais avec beaucoup d’amour et de loyauté néanmoins.

Le tout est saupoudré d’éléments encore mystérieux pour nous en tant que lecteurs, notamment le personnage du Fou ainsi que la « forgisation », qui est un procédé utilisé par des pirates qui viennent attaquer les côtes des Six Duchés. Lors des attaques, ces pirates « forgisent » les habitants des villages côtiers attaqués et, on ne sait comment, leur ôtent tout coeur et toute âme. Les habitants sont alors dénués de sentiments et attaquent tout ce qui passe pour manger ou posséder (on est presque dans un état de zombie, si ce n’est qu’ils sont vivants et convoitent toute possession utile : nourriture, manteau…).

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L’apprenti assassin est un premier tome vraiment très bien écrit et très prenant, qui souffre peut-être d’une petite longueur dans sa mise en route, mais au style certain, fluide et élégant. J’ai été happée par l’univers et le personnage principal, et je ne saurais que vous conseiller de tenter si ce n’est pas déjà fait !

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Legend, tome 1

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Legend, tome 1
de Marie Lu
éditions Castelmore
2012, format Epub (285 pages)

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June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l’élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l’armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l’arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n’ont aucune raison de se rencontrer… jusqu’au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer… Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

Cela fait quelques temps maintenant que j’ai terminé cette lecture et je peux d’emblée commencer cette chronique (la première depuis drôlement longtemps, j’ai l’impression d’avoir le syndrome de la page blanche et de ne pas savoir quoi raconter !) en disant que je n’en ai gardé aucun souvenir ou sentiment négatif, ce qui est totalement positif, non ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’on se situe ici dans un livre jeunesse – je n’ai jamais eu honte de dire que j’adore ce genre de lectures, vraiment divertissantes et sans prises de tête ou descriptions qui n’en finissent plus… – mais un livre jeunesse avec des personnages un poil plus âgés, compétents, posés et réfléchis que ceux que l’on peut rencontrer régulièrement dans ce genre. Et… Il faut avouer que ça fait du bien de ne pas tomber sur le prototype du personnage principal au grand coeur mais qui fonce sans réfléchir… Et qui avise une fois dans la mouise. Et pour ne pas suivre la tendance, il ne s’agit ici en fait pas d’un mais de deux personnages principaux, aussi intéressants l’un que l’autre, à mon goût. June est une jeune « fille » (même si à quinze ans, son comportement pourrait déjà me laisser dire « femme ») intelligente, de bonne famille et de haut niveau social, et travaille déjà pour l’armée du pays. Elle est opposée à Day, jeune homme des bas quartiers, tout aussi intelligent qu’elle, devenu le premier criminel recherché par l’état. Evidemment, dès le départ il est couru d’avance que ces deux personnages vont se rencontrer, tomber sous le charme l’un de l’autre alors que tout les oppose… Sous atmosphère de mensonges d’état et de découvertes effarantes !

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Marie Lu

Malgré ces dernières évidences (après tout, la plupart des histoires d’amour se ressemblent…), je suis vite tombée sous le charme du cadre futuriste de la civilisation américaine. Legend est une dystopie bien menée, qui propose une bonne histoire de fond accrocheuse, où il en est dit à la fois trop et pas assez. Je m’explique : l’auteur nous dévoile suffisamment de détails sur l’environnement des personnages et sur l’intrigue de fond pour nous laisser accrocher et ne pas nous retrouver totalement frustrés, mais pas assez afin de laisser un fort goût de reviens-y… Ce que je ne manquerai pas de faire en ce qui me concerne ! Ce que j’ai trouvé intéressant par ailleurs est que la découverte des univers des deux personnages se fait via les personnages eux-même, lorsqu’ils prennent du recul par rapport à leur entourage ou lorsqu’ils apprennent à découvrir l’autre. L’univers de chacun n’est pas figé et va être bouleversé, d’une manière ou d’une autre, amenant un vrai développement du caractère de June et Day, et même de premiers changements et de premières évolutions. Les personnages ne sont donc pas trop superficiels et je les ai trouvés très touchants à leur manière.

Depuis quelques temps je lis peu, ou lentement, et un point primordial pour que je n’arrête pas de lire pendant plusieurs semaines si ce n’est plusieurs mois est que ma lecture soit dynamique, qu’elle avance et qu’elle me redonne le goût de me plonger dans le livre sans avoir à faire effort sur effort pour terminer ma lecture. Legend s’est révélée une lecture parfaite pour me redonner l’envie de lire plus. Du rythme ? Il y en a à revendre. Les chapitres ne sont pas numérotés, ils portent le nom du personnage dont il est question, soit June, soit Day. Et ça s’enchaîne, d’un bout à l’autre de la ville ou dans le même endroit, une même situation comprise et vue par deux êtres différents, intelligents et très compétents ! Ca bouge, il n’y a pas de descriptions longues à n’en plus finir, et c’est efficace. Cette lecture est vraiment tombée à pic et je ne peux que vous la conseiller, si vous aimez un tant soit peu les lectures jeunesse et les dystopies.

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Legend, tome 1, est un premier tome efficace, avec une bonne trame de fond. Une dystopie à ne pas rater (et pourquoi ne pas découvrir le genre avec ce premier tome?), avec des personnages intéressants et attachants. Il ne vous laissera, je l’espère, que de bons souvenirs. 

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