Chroniques des Hémisphères, tome 1 : Le Bal des Poussières

C_Chroniques-des-Hemispheres-1--Le-Bal-des-Poussier_5313Chroniques des Hémisphères, tome 1 : Le Bal des Poussières
de Katia Lanero Zamora
Edité par Les Impressions Nouvelles
2012, 240 pages

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Au XXIe et dernier siècle de l’ère chrétienne, une pandémie décime les pays du Sud. Le Nord s’en protège en érigeant un mur qui coupe le monde en deux. Les deux hémisphères s’ignorent pendant des siècles et l’Histoire dit que plus rien ne survit au Sud. Jusqu’au jour où un enfant du Nord reçoit le don de voir à travers les yeux d’un animal vivant dans le Sud. Cham est le fils de la femme la plus puissante de l’Urbe. Il a 5 ans quand son père l’enlève et l’emmène au cœur d’une forêt, loin de la ville, dans un village où l’on porte le nom de son animal totem. Cham devient « Caracal », l’âme sœur d’un félin. Ce félin, c’est l’animal domestique de Sagana, une jeune fille vivant dans le village africain de Zongo à l’autre bout du monde, au-delà du mur. L’eau y est monnaie de chantage. La sécheresse assoiffe le pays. Sur les épaules de Sagana pèse une prophétie : elle est celle qui ramènera l’eau à son peuple, l’Eau du Ciel. Pour sauver leurs différents mondes, ils devront comprendre leur passé, et unir leurs forces.

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J‘ai mis du temps à lire ce roman jeunesse, mais ne croyez pas qu’il en soit la cause d’une quelconque manière ! Ma première année d’enseignement est très chargée, je suis constamment en train de travailler et en général je m’arrête de travailler pour aller dormir… Ce petit roman est une petite merveille à mes yeux, je m’explique.

L‘univers du roman se place dans le futur – et même un futur proche de celui qui pourrait être le notre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet univers est très riche et très original. En 240 pages, le lecteur est plongé dans un monde complexe mais bien pensé et bien défini, qui tient la route et qui a des réponses aux possibles questions que l’on peut se poser… Ou presque. Ce premier roman aurait peut être néanmoins gagné à être encore plus détaillé sur ce monde dans lequel il se déroule, parce qu’il est vraiment dense et profond, et que personnellement, je me suis questionnée à plusieurs reprises, notamment sur la fin du roman. J’espère que mes questions trouveront leur réponse dans le tome suivant !

J’avoue que lorsque j’ai découvert la liste des personnages du roman (un peu à la manière des pièces de théâtre) au début du livre, je me suis dit “oh là là, je ne vais jamais retenir tout ça, c’est compliqué !”, et finalement, tout passe tout seul… C’est clair, c’est limpide et je n’ai jamais eu besoin de retourner voir cette liste. Les personnages sont bien introduits, à bonne dose et aus bons moments. Parlons d’ailleurs un peu des personnages principaux : ils sont terriblement attachants ! Je porte mention spéciale à Mangwa, le caracal de Sagana… J’aime les animaux-amis dans les histoires (un peu comme dans les Disney !) et Mangwa joue parfaitement son rôle. Il est même un pilier central et essentiel de cette histoire, et j’apprécie !

L’originalité de ce roman, de mon point de vue, réside dans le bon équilibre entre :

  • le réalisme sur ce que pourrait être l’avenir de nos civilisations dans un futur relativement proche, basé sur la distinction un peu caricaturale mais justifiée “pays du nord riches” et “pays du sud pauvres” et sur le trait de caractère humain qui le pousse à chercher le pouvoir
  • l’utilisation de folklore tel que les totems (ici les animaux totems) et les croyances tribales (danse pour appeler la pluie chez les tribus africaines par exemple). Ce folklore, ces croyances, apportent une touche de magie à ce roman. Elle semble presque réelle car elle est parlante et utilise des images et des traditions du monde que nous connaissons.

Vous l’aurez compris, ce premier roman est très prometteur et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite ! Je ne peux que vous inciter à le découvrir à votre tour.

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Un joli coup de cœur pour ce roman jeunesse !
Je remercie par ailleurs Charlotte Heymans, des Impressions Nouvelles, pour m’avoir envoyé ce très bon roman. Merci pour tout !

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Vous pouvez découvrir d’autres avis sur ce roman sur sa fiche bibliomania :
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Okko

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Le Cycle de l’eau, tome 1
de Hub
Editions Delcourt
2005, 46 pages

Loin des champs de bataille, où les clans s’entredéchirent pour le pouvoir, Okko, le rônin, est à la tête d’un petit groupe de chasseurs de démons et arpente ainsi les terres de l’empire du Pajan. Il est accompagné de Noburo, guerrier géant qui dissimule son visage derrière un masque rouge, et du moine Noshin, bonze fantasque grand amateur de saké. Tikku, jeune pêcheur, fera appel à eux pour retrouver sa soeur enlevée par une horde de pirates.

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♠ Scénario : Le premier tome de cette saga est riche en rebondissements. Il s’agit d’une bande-dessinée d’aventure fantastique et çà se sent dès les premières pages ! Les personnages principaux (sous les ordres du Rônin Okko) sont vite présentés au travers des différentes péripéties. Je me suis déjà un peu attachée à certains personnages, notamment Noburo, le guerrier géant mystérieux, qui se trouve avoir un certain trait d’humour. J’ai été très emballée par ce premier tome et je sens que je vais beaucoup apprécier la saga dans son intégralité. 

♣ Dessins & couleurs : Ce premier tome est très coloré, avec des planches entières dans des tons très rouges ou très bleus prononcés; voici quelques exemples tirés du site de l’éditeur :

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Ces couleurs vives donnent un côté punchy et dynamique à la bande dessinée dont le coup de crayon tantôt acéré tantôt plutôt rond apporte beaucoup de mouvement et de nuances dans les différentes planches. J’ai trouvé l’atmosphère asiatique plutôt bien rendue. Le tout me semble très cohérent et m’a séduite.

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Un très bon premier tome bourré d’aventures qui met l’eau à la bouche

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Bilbo le Hobbit

Bilbo-Le-Hobbit

Auteur : J.R.R. Tolkien | Genre : Fantasy | Edition : Le Livre de Poche | Publié en : 2007 | Pages : 312

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

 

J’ai commencé la lecture de ce roman jeunesse, prélude au Seigneur des Anneaux, pour deux raisons : la première, parce que le film ne va pas tarder à sortir, et que je tenais à lire le roman auparavant ! La deuxième, parce que Plumeline a organisé une lecture commune pour ce livre ! Je l’en remercie beaucoup et je m’excuse du fond du cœur pour le retard que j’ai pris avec la rentrée des classes !


Mon avis


Même si j’ai mis du temps à lire ce roman, il n’est en aucun cas à l’origine de cette lenteur, mais bien la fatigue de ma première rentrée en tant que professeure des écoles, très chargée et très fatigante !

J’ai été très emballée dès le début par les aventures de Bilbo Baggins, qui sont très variées pour un nombre restreint de pages (je me souviens encore des longues descriptions de batailles dans le Seigneur des Anneaux ! =P). Ce petit “prélude” est donc un format condensé d’aventures qui s’enchainent bien et presque même trop rapidement !

Ce qui est étrange, et même un peu marrant, c’est que dans un format relativement court, je suis ressortie de cette lecture avec la forte impression d’avoir suivi Bilbo dans son voyage et ce pendant des dizaines d’années ! Je ne me suis pas ennuyée, mais la fatigue de l’accumulation des aventures – que peu ressentir Bilbo – et son envie de retrouver son petit trou de hobbit – et sa place près du feu avec une bonne tasse de thé – transpirent du Bilbo-le-hobbit_affiche-2texte. J’ai vraiment eu cette sensation de partager le fardeau du personnage et son soulagement de retrouver son chez lui. Finalement, je trouve qu’il s’agit d’une belle réussite, car d’une manière, l’auteur m’a permis de m’immerger sans grand effort dans son univers (qui ne m’était pas inconnu, évidemment, ce qui a certainement eu un impact dès le départ sur ma motivation pour lire le roman).

J’ai trouvé Bilbo bien mis en valeur, et bien fouillé, jusque dans l’ambigüité de son tempérament, tiraillé entre son côté Took aventurier et son côté Baggins très casanier, à éviter le moindre ennui que possible. Il se révèle plus d’une fois indispensable à ses camarades et mine de rien, on retrouve en fond de récit une morale pour enfants de type : il n’y a pas que les grands costauds qui réussissent, non, non, non ! (et je peux vous l’assurer du haut de mon mètre cinquante trois =P).

Je ne souhaite pas trop en dévoiler, et je ne peux que vous inciter à découvrir ce chouette petit roman de l’univers Tolkien, riche en aventures et rebondissements !

 

 
Très bon roman bourré d’aventures pour jeunesse !


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Long John Silver, tome 1: Lady Vivian Hastings

longjohnsilver01Auteurs : Dorison & Lauffray | Genre : Bande-dessinée, Aventure | Edition : Dargaud | Publiée en : 2007 | Pages : 58 | Prix : 13.99 euros

Découvrez mon avis sur la seconde BD que m’a offerte ma swappeuse Livr0ns-nOus (encore merciiiiiiii)!

Si chacun connaît L’Ile au trésor, qui sait réellement ce qu’il est advenu du pirate Long John Silver ? Xavier Dorison et Mathieu Lauffray ont tout simplement entrepris de raconter son histoire, nourris par les récits de grande aventure et de piraterie. Somptueux !
Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Seule ? Pas tout à fait : Vivian, consciente de son charme, ne manque pas de courtisans… Ceux-ci ne connaissent pas sa situation matérielle inquiétante : ruinée bien que toujours propriétaire du domaine et, surtout, enceinte… Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de son mari qui lui somme de le rejoindre en Amérique du sud où Lord Hasting aurait découvert le mythique trésor de Guayanacapac ! Acculée, Lady Hastings décide de partir et fait appel, malgré les mises en garde du docteur Livesey, à une bande d’hommes sans foi ni loi dont le chef n’est autre que le redoutable Long John Silver… Vivian conclut un pacte de sang avec ce pirate qui lui propose de l’embarquer jusqu’au nouveau monde en échange d’une partie du trésor. Le voyage s’effectuera jusque dans les pays les plus reculés, le long de l’Amazonie, en pleine forêt. [résumé des éditions Dargaud]

 

Mon avis :

Je me demandais comment bien chroniquer une bande-dessinée, et en y réfléchissant, elles sont souvent conçues par un scénariste et un dessinateur. Je vais donc séparer cette chronique en deux points principaux: le scénario (j’y inclurai les personnages qui en sont partie intégrante) et les dessins/couleurs.

Scénario : difficile de ne pas me combler en m’offrant une bande-dessinée sur ce personnage célèbre et que j’affectionne ! C’est un personnage ambigu et mystérieux qui a fait beaucoup de chemin dans les imaginaires ! Ici, Xavier Dorison propose un premier tome dense et très riche, qui plante le décor de sa saga. J’ai vraiment accroché ! Si je n’affectionne pas beaucoup Lady Vivian, en tout cas pas pour le moment, j’ai été ravie par le scénario qui plante les différents personnages importants de cette histoire de manière intelligente et efficace, parce qu’on découvre à la fois suffisamment de choses sur les personnages pour commencer à les cibler et comprendre leurs rôles respectifs, mais également pas assez pour garder une bonne part de mystère. L’ambiance est sombre et mystérieuse et le personnage de Long John est introduit dans son ambigüité : il me fascine déjà ! J’ai vraiment hâte de le découvrir un peu plus dans les prochains tomes ! (et voilà, il me faut également absolument les prochains tomes !)

Dessins & couleurs : A la sortie de ce premier tome, j’avais déjà été fascinée par la couverture que je trouvais sublime ! Et elle me fait toujours autant d’effet… On dirait une peinture, en jeux d’ombres et lumière, à la fois dans le détail et le fondu…  Les planches sont plus tranchées, les dessins sont définis, entourés de coups de crayon noir. Le dessin amplifie le côté dense de ce premier tome par une patte riche, à l’effet un peu brouillon mais aux multitudes de détails. Les couleurs renforcent le côté  sombre et mystérieux de l’histoire: elles sont sombres et très profondes et suivent souvent ce jeu d’ombres et de lumières annoncé par la couverture. Une chose est certaine, ces planches sont de grande qualité et il en émane une grande cohérence !

Je vous conseille la lecture de cette bande-dessinée si vous aimez un tant soit peu l’univers de la piraterie et du 18ème siècle ! Elle vaut le coup d’œil et mérite entièrement qu’on lui consacre un peu de temps ! 

 


Encore un coup de cœur !

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