Le Rouge et le Noir

9782253006206Auteur : Stendhal| Genre : classique | Edition : Le Livre de Poche | Publié en : 1978 | Pages : 563

Au rouge des armes, Julien Sorel préfèrera le noir des ordres. Au cours de son ascension sociale, deux femmes se singularisent, comme pour figurer les deux penchants de son caractère : Madame de Rênal – le rêve, l’aspiration à un bonheur pur et simple – et Mathilde de La Mole – l’énergie, l’action brillante et fébrile. A ces composantes stendhaliennes (conception de la vie qui dépasse la stratégie narrative pour s’étendre à l’existence de l’auteur) correspondent deux facettes stylistiques : la sobriété et la restriction du champ de vision. Dans cette Chronique de 1830, bien avant l’existence du cinéma donc, Stendhal alterne les prises de vue pour concilier réalisme et romantisme. Le Rouge et le Noir, portrait social, est également un roman de l’individualité où le regard des personnages sert de philtre au narrateur et où la cristallisation stendhalienne, cette phase irisée De l’amour, trouve un formidable support dans les champs, contrechamps, plongées et contre-plongées. Cette écriture visuelle ajoute à l’analyse une intelligence psychologique profonde. Inversement, le ton dépouillé permet au romantisme d’éviter le lyrisme abusif et de demeurer ironique envers la société sclérosée de la France de la Restauration.

 

Mon avis :

J’ai entamé la lecture de ce livre dans le cadre d’une lecture commune organisée par Luna sur Livraddict. Malheureusement, j’ai abandonné la lecture de ce roman qui ne m’a vraiment pas emballée.

Pour tout dire, je n’ai jamais vraiment accroché avec les romans dits “classiques”, que j’ai principalement rencontrés lors des lectures obligatoires au collège, au lycée ou encore en licence d’anglais (Jane Austen and co). Le seul roman du genre que j’ai pu terminer de souvenir est Bel Ami de Maupassant. Comme ma culture littéraire classique laisse donc à désirer, j’ai décidé d’y remédier, et cette lecture commune tombait à pic, puisque j’avais trouvé peu de temps auparavant Le Rouge et le Noir de Stendhal chez Emmaüs, pour trois francs six sous.

le rouge et le noir img328Je suis déçue à vrai dire de ne pas avoir réussi à accrocher au premier roman classique avec lequel je souhaitais commencer cette nouvelle vague de lectures à venir… Je n’ai donc lu que 132 pages avant de l’abandonner, en voici plusieurs raisons:

  • Premièrement, je ne supporte pas le personnage principal, Julien, que j’ai trouvé tout simplement exécrable, sans sympathie, simplement calculateur et égocentrique.
  • Je ne vois pas vers quoi mène ce roman… Tout simplement, je ne vois pas le fil conducteur ni la possible chute vers laquelle il mènerait. Suivre simplement un personnage, que je ne supporte pas, sans arriver à ressentir une chute intéressante… Ce n’est pas pour moi.
  • Du fait, en partie, de la raison précédente, je m’ennuyais totalement. J’ai accrochée aux premiers chapitres et puis plus rien…

Je ne note donc pas ce roman que je n’ai pas lu jusqu’au bout, ce ne serait pas correct. Peut-être pourrais-je le lire une autre fois, à un autre moment, dans d’autres conditions, sait-on jamais !


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Zazie dans le métro

 

9782070333073Edition: Gallimard | Paru en: 2006 | Pages: 286 |
Auteur: Raymond Queneau

Zazie débarque à Paris pour la première fois chez Tonton Gabriel. Le Panthéon, Les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle n’en à que faire ! Mais kess-qui l’intéresse alors, Zazie ? Le métro ! Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une volée d’injures. Ne contrariez pas Zazie !

 

MON AVIS

Voilà bien un petit roman qui ne me disait pas grand chose au départ. Mon petit frère devait l’étudier pour le collège (en3ème), mais il a trouvé ça bien trop compliqué à comprendre et ne l’a finalement pas lu. Il a préféré me le donner car il sait que j’aime lire! Généreuse attention quand on sait que j’ai choisi de lire un livre de Queneau pour mon Challenge ABC 2010!

Cette lecture m’a accompagnée lors d’un voyage retour vers ma terre d’accueil anglaise et je dois dire que je l’ai trouvée (la lecture,n’est-ce pas) plutôt plaisante en fin de compte! C’est un petit bouquin bourré d’humour, de personnages originaux et même de rebondissements.

L’écriture s’est révélée un peu déstabilisante au début puisque Queneau écrit très souvent en français phonétique au long du roman, donnant lieu à ce genre de mots "Doukipudonktan". Mais Queneau ne s’arrête pas là, il crée des mots et fait parler et penser ses personnages en mauvais français oral! Une fois les 10 premières pages lues je m’y suis très bien adaptée et en ai apprécié le style. Ce dernier, en passant, convient vraiment à une pièce de théâtre ou une adaptation à l’écran car les déplacements et mouvements des personnages sont indiqués à la manière de didascalies.

Ce qui m’étonne pourtant est que ce livre soit signalé comme pouvant être lu à partir de 10 ans…Quand des élèves de collège ont du mal à en saisir l’écriture (et pour cause cette dernière et le vocabulaire ne sont pas des plus simples à cet âge, d’après moi en tout cas…).

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"- Alors? pourquoi que tu veux l’être, institutrice?
– Pour faire chier les mômes, répondit Zazie. Ceux qu’auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder."


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