Ceanothes et Potentilles

 

Un grand MERCI aux Editions Volpilière ainsi qu’à Babelio et son opération Masse Critique pour m’avoir permis de réaliser ce partenariat!

ceanothes-potentilles-L-1Edition: Volpilière | Paru en: 2010 | Pages: 90 |
Auteur: Martine Pagès

Blanche n’est ni belle ni laide, juste ronde comme il faut pour accueillir la tendresse. Heureuse ? Vaste question. Elle traine sa vie comme son ennui, elle manque d’un amour inconditionnel, celui avec le grand A. Passionnée par les fleurs, jour après jour, elle se heurte à l’indifférence. Rangée numéro 7, c’est son refuge au magasin « Pep ». Si vous cherchez, vous la trouverez certainement entre les roses, les ceanothes et les potentilles… Mais… personne ne la regarde, serait-elle invisible ? Il faut savoir provoquer le destin ! Blanche ne va plus attendre que le prince arrive sur son fier destrier, elle va passer à l’attaque. On ne peut compter que sur soi-même après tout ! Stratégie machiavélique, plans extrêmes…mais jusqu’où peut nous mener la solitude ? La folie n’est parfois qu’à un seul palier de la tragédie…

 

MON AVIS

Reçue dans un état parfait, une couverture plaisante, colorée, attractive, j’avais très envie de découvrir cette nouvelle. Au moment d’ouvrir le livre, bonne impression et bon point: la police utilisée se révèle ni trop grosse ni trop petite et très aérée, donc très agréable à lire!

Et pourtant je n’ai pas été très enthousiasmée par cette lecture, ni très touchée. La narration est omnisciente, à la troisième personne et toujours teintée de l’avis et des pensées de Blanche.

L’écriture est très imagée sinon trop à mon goût puisqu’à plusieurs reprises je n’ai pas bien compris ce dont il était question, devant relire à nouveau les dernières phrases ou le dernier paragraphe… J’ai noté beaucoup de références dans le texte également, et malheureusement je ne les connaissais pas toutes. Un choix judicieux? Je n’en suis pas certaine et je me demande si de ce fait j’ai raté des choses essentielles qui peut être m’auraient aidées à accrocher à la nouvelle?

Blanche, l’héroïne de cette nouvelle, est un peu ce que je pourrais qualifier de "vieille fille" puisqu’elle a 40 ans et s’avoue en paraitre 50. Elle est célibataire et n’a jamais connu l’amour bien qu’elle y prétende. Elle est amoureuse de son voisin direct, à qui elle n’a adressé que de simples "bonjour" ou"bonsoir". Elle idéalise par ailleurs ce dernier sans rien connaitre de lui, allant jusqu’à croire qu’il est son homme parfait. Je pense que Blanche est l’une de ces personnes vivant dans une petite bulle, un peu à l’image des collégiennes, elle s’imagine tout un scénario d’amour grandiose alors que le garçon sur qui elle a jeté son dévolu n’a adressé qu’un simple sourire de courtoisie…

Le style de l’auteure est très particulier et très personnel, il n’y a aucun doute là dessus. Je n’ai pas eu l’impression d’un style déjà vu et rabâché, ce qui n’est pas si évident à réaliser. Avoir son propre style, différent des autres, quand tant d’auteurs ont écrit, nous ont influencés et dans un sens formés, c’est une très bonne chose, tout à l’honneur de l’auteure. Cependant je n’ai que peu accroché au style, pour moi trop haché peut être, je ne saurai bien dire pourquoi, si ce n’est que j’ai eu beaucoup de mal à me faire au rythme de cette écriture. J’ai commencé à m’y faire après avoir passé les 50 pages, probablement un peu tard pour apprécier pleinement ce petit bouquin.

 

Crazy Caraïbe

"Blanche enfile le talon gauche. Il est haut, il donne à son pied une position cambrée. On a peine à se représenter qu’elle tiendra sur ces deux échasses qui, leurs mesures additionnées, représentent à peine moins que la longueur de son mollet. Qu’à cela ne tienne, la mission est engagée: maîtriser le tueur invisible, l’encadrer, lui passer illico les bracelets. Elle se ravise."


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