Holmes (1854/+1891?), tome 1 : Adieu à Baker Street

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Holmes (1854/+1891?), tome 1 : Adieu à Baker Street

de Cecil et Brunschwig
Editions Futuropolis,
Edition spéciale 48HBD 2015
40 pages

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4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux Chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. 
Quelques jours plus tard, l’appartement du détective au 221 b Baker Street est mis à sac par des hommes de main envoyés par Mycroft Holmes, le propre frère de Sherlock. Mycroft tente ainsi de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, qu’il accuse de s’être abandonné à la cocaïne. Pour lui, la mort de Holmes est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Malgré les preuves apportées par Mycroft, Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l’Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

Star5

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Je me suis précipitée à la librairie la plus proche de chez moi participant aux 48hBD pour ce titre ! Je suis fan de l’univers et du personnage qui ont été créés par Arthur Conan Doyle (que l’on voit habilement apparaître dans cette bande-dessinée d’ailleurs !). Je ne pouvais pas laisser cet opus me glisser sous les doigts, surtout au prix de un euro !

Quelle claque ! Ce premier tome est superbe ! Les dessins sont sublimes, dans des tons de noir et blanc ou sépia, et vraiment très riches en détails. Les jeux de lumières sont nombreux et parfaitement maîtrisés. L’ambiance recréée colle parfaitement à l’univers de Conan Doyle et aux aventures du célèbre détective.

J‘ai accroché très rapidement à l’intrigue, voulant connaitre les dessous de la mort de Sherlock Holmes (mais est-il vraiment mort ?). Le personnage de Mycroft semble intelligent et cacher de nombreuses choses, et les dessous de la famille Holmes le semblent tout autant (mais comme je ne veux pas vous révéler les détails de l’intrigue et qui font le plaisir de cette lecture, je ne peux que vous inciter à vous y plonger!).

Il est souvent plus dur de parler de quelque chose qu’on a adoré, et une chose est sûre pour l’amatrice de BD que je suis : je vais très vite m’offrir la suite… ! Je vous laisse avec deux pages exemples, tirées de ce premier opus.

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En bref [2] : Le Cauchemar d’Innsmouth

Chronique initiée par Livr0ns-n0us, elle a pour but de vous présenter des livres dont je n’ai pas vraiment le temps de parler ou pour lesquels je n’arrive pas à rédiger une chronique digne de ce nom !

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Le Cauchemar d’Innsmouth
de H. P. Lovecraft
Editions Amazon
format Kindle, Classiques

Innsmouth… C’est le hasard qui m’y conduisit, durant cet été où je fêtais ma majorité en parcourant la Nouvelle-Angleterre. Je voulais me rendre à Arkham, mais le prix du billet de train me fit hésiter. C’est alors que l’employé des chemins de fer me parla de ce vieil autobus, que presque personne n’empruntait. Parce qu’il passait par Innsmouth… Mais pourquoi les gens évitaient-ils cet ancien port de pêche, comme si ses habitants avaient la peste ? Après cette horrible nuit que je passai là-bas, je compris. Je réussis pourtant à m’échapper, de justesse. Était-ce vraiment une chance ? J’ignorais alors que le cauchemar ne faisait que commencer…

ligne separatriceLe Cauchemar d’Innsmouth est le deuxième roman de Lovecraft que je lis et… J’aime toujours autant ce style si particulier ! Contrairement au Mythe de Cthulhu, ce roman n’est pas un enchainement de nouvelles mais une seule histoire. Même si je l’ai trouvée moins effrayante, j’ai retrouvé la plume de l’auteur et ce climat dérangeant, presque oppressant et pourtant captivant ! Tout est extrêmement bien mené et écrit et je n’avais pas vu venir les dernières révélations de l’intrigue… très bien pensée ! 

Je sais que tous les écrits de Lovecraft sont liés alors je crois que je ne tarderai pas trop à en lire davantage pour en connaître toutes les connexions.

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Paper Money

2013_04_07_Paper MoneyPaper Money
de
Ken Follett
traduit par
Viviane Mikhalkov
Edité par Le Livre de Poche
2013, 336 pages

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Londres, années 1970. Un homme politique s’éveille au côté d’une rousse sulfureuse, tandis qu’une Rolls-Royce guette au pied de l’immeuble. Au même moment, un mafieux rassemble ses hommes de main et un magnat de l’édition décide de se retirer des affaires. Alors que le soleil se lève, leur vie va basculer. Détournement de fonds, chantage, tentative de suicide, OPA, tirs de chevrotine… Des événements en rafale, sans rapport apparent, que les journalistes de l’Evening Post parviendront à recouper de justesse en une seule et même histoire pour l’édition du soir. Ils ne se connaissent pas tous mais, avant le crépuscule, tous seront emportés dans la course folle d’un convoi de billets de banque…

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Paper Money est un roman de Ken Follett qui a rencontré peu de succès à sa sortie, Ken Follett explique lui même dans la préface que :

“De tous mes livres boudés par le puclic, Paper Money est à mon sens le meilleur.”

Bien que n’ayant pas lu les deux autres romans auxquels il compare Paper Money : L’Arme à l’Oeil et Le Scandale Modigliani, je suis capable de remarquer le point fort de Paper Money : la construction fine, très élaborée et aboutie de la trame de l’histoire. Chaque petit détail lié à chaque personnage et disséminé au détour des différents chapitres est important et prend tout son sens à un autre moment de l’histoire, avec un personnage différent. Dans ce roman, rien arrive par hasard, tout est magnifiquement orchestré. Ce qui m’a plu par ailleurs est que jamais je n’arrivais à prévoir les nouveaux enjeux et coups politiques et financiers sous jacents qui venaient impacter de manière significative cette fameuse trame à la construction maitrisée.

“Ces livres partagent en effet la caractéristique de ne pas avoir de héros central, mais une multitude de personnages dont les histoires se déroulent en parallèle”

ken-follet-retratoL’entrée par différents personnages (un chapitre est dévolu à un personnage) est une entrée que j’apprécie de manière générale, car elle implique un point de “collision” à venir, un point de rencontre de tous ces personnages. Ce point de rencontre constitue tout le fond du suspense : quand vont-il se rencontrer, pourquoi et surtout comment ? Ce moment particulier est souvent le moment où l’intrigue atteint son paroxisme, et Paper Money n’échappe pas à la règle, d’autant que comme je l’ai déjà dit, la trame de l’intrigue est parfaitement orchestrée par l’auteur. Malgré tout, je n’ai jamais été frustrée de quitter un personnage en fin de chapitre, ce que j’ai trouvé un peu dommage parce que cette frustration participe normalement de l’envie de connaitre la suite rapidement. Elle représente également le bon signe que je m’attache aux personnages et ça n’a pas été le cas dans ce roman, que j’ai trouvé un peu distant et froid.

Pour compléter les explications de M. Follett, Paper Money est un roman construit par tranches horaires d’une heure, de 6h du matin à 16h. Pour les adeptes de 24h Chrono, vous retrouverez ce qui fait la caractéristique de cette série dans ce roman dont la construction est similaire. Je pense que ce schéma a été choisi par l’auteur pour donner du rythme au roman… Et pourtant je n’ai jamais ressenti d’urgence durant ma lecture, j’avais même la sensation que certains chapitres duraient des heures au sein de l’histoire, alors qu’ils ne pouvaient techniquement durer plus d’une heure. Je n’ai de fait pas vraiment adhéré à ce schéma type “24h Chrono” car il manque à mon goût un rythme vraiment soutenu dans les chapitres. Tout est tellement bien maitrisé et posé que ça s’en ressent à la lecture.

La plus grande qualité de Ken Follett à mes yeux reste sa plume. Je n’ai pas lu la version originale, mais la traduction coule toute seule, comme le plus doux met peut couler sur la langue, ce qui me laisse supposer que l’écriture en VO doit être un vrai délice (j’ai d’ailleurs Les Piliers de la Terre à lire en VO, ce sera donc pour une autre fois !). Même si l’histoire ne pas pas happée et que je ne suis pas autant rentrée dans l’intrigue que je l’avais espérée, une fois la lecture commencée, les phrases et les pages sont passées sans anicroche, avec une simplicité surprenante et un plaisir certain pour ce style et cette plume.

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Un roman très bien construit bien qu’un peu froid.

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Merci beaucoup aux Editions Le Livre de Poche et à Livraddict pour ce joli partenariat !

Blacksad, tome 2 : Arctic Nation

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Blacksad, Tome 2 : Arctic Nation
de CANALES & GUARNIDO
Edité par les éditions Dargaud
2011, 56 pages

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Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc. Karup, le chef de la police, un ours blanc. Huk, l’âme damnée de Karup, un renard blanc.
Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant). Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n’est pas capable de maintenir l’ordre des blancs, les gros bras d’Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s’en chargent sans états d’âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu’il faut. Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d’une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill. Un vrai nœud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire… Son seul appui est Weekly, le reporter d’un magazine à scandale, un fouille-merde qui sera utile à John. Et ça vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte…

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Quelque part entre les ombres, le premier tome de cette série BD, avait été un vrai coup de cœur (et je ne peux que remercier Livr0ns-n0us de me l’avoir offert lors du swap BD & Chocolat !), notamment en ce qui concernait les planches sublimes et l’ambiance incroyable qui s’en dégageait.

Je ne suis pas déçue un seul instant par ce deuxième tome, dont j’ai le sentiment, est encore meilleur que le précédent ! Les personnages sont magnifiques et ils arborent des expressions très diverses. Les mimiques sont particulièrement bien dessinées, ce qui est d’autant plus incroyable que le dessinateur ici retranscrit des émotions sur des animaux très différents… Mais toujours avec brio !

La BD nous transporte encore dans une ambiance hors normes et malgré que les personnages soient des animaux, tout au long de ma lecture j’avais l’impression d’y être !

Les petit plus de ce tome vis à vis du premier, à mon goût, résident à la fois dans les pointes d’humour disséminées régulièrement au fil des pages – je me suis vue littéralement exploser de rire à deux reprises – mais aussi dans l’intrigue un peu plus recherchée et complexe, d’ailleurs je n’ai pas vu venir grand chose… Ce que j’apprécie toujours énormément, puisque l’effet de surprise est maximum !

Je crois pouvoir dire que je suis littéralement fan de cette série et que je risque d’acheter les deux tomes suivants très, très, très prochainement…

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Si vous n’avez encore jamais lu la série Blacksad, je ne peux que vous la conseiller, vous ne serez pas déçus !

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