Merci professeur ! (1)

Il y a une petite chronique sur Tv5 Monde que j’aime beaucoup regarder : Merci professeur !
De manière générale j’aime beaucoup les articles ou chroniques visant à mieux maîtriser et comprendre la langue française. Et en la regardant ce matin, je me disais que cela pourrait faire une chronique de blog sympathique, surtout sur un blog littéraire ! Je vous montre un exemple et vous me dites si ça vous plaît et ce que vous en pensez !

Merci professeur

BAZAR

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Le mot bazar a été emprunté anciennement au persan bāzār : marché public. Longtemps le terme est resté exotique, désignant ces grands marchés orientants où l’on vendait à bas prix en plein air ou sous des galeries. Bazar était le terme général, souk réservé aux marchés arabes.

L’anglais ayant également emprunté le terme, bazaar, on l’employait pour désigner un endroit où l’on vend toute sorte d’objets. Cet emploi a influencé le français bazar. Un grand magasin vendant à bon marché s’est appelé : un bazar. On connait à Paris un fameux bazar situé en face de l’hôtel de ville. De nos jours un bazar est plutôt un petit magasin à clientèle populaire, vendant toute sorte d’objets à bas prix, d’où l’emploi péjoratif une camelote de bazar.

Une nuance également défavorable se retrouve dans un autre sens dérivé. A partir du 19ème siècle, bazar désigne un amoncellement pêle-mêle d’objets hétéroclites : un vrai bazar. Ce n’est pas non plus de façon très favorable que le terme en est venu à designer ce qu’on appelait à l’époque une maison de tolérance. Notons à ce sujet un curieux chassé-croisé : bazar s’emploie familièrement aujourd’hui pour désigner le désordre, la pagaille. « Quel bazar ! » est une locution familière mais moins courante sans doute qu’une autre expression plus franche et carrée et de bon aloi, « quel bordel ! ». (transcription de la vidéo)