Le Magicien de Whitechapel, tome 1 : JERROLD PICCOBELLO

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Le Magicien de Whitechapel,
tome 1 : JERROLD PICCOBELLO
de Benn
Editions Dargaud,
68 pages

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Londres, 1887. Jerrold Piccobello, magicien parmi les plus prestigieux du royaume britannique, se fait une nouvelle fois remballer d’une audition comme un malpropre. Désespéré, l’homme revient sur les lieux de son enfance, là où tout a commencé et où il fera une rencontre pour le moins inattendue…

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Voici une bande-dessinée que j’ai empruntée à la médiathèque à mon arrivée dans ma nouvelle commune (et encore nouvelle vie!). Les thèmes autour de Whitechapel et de Jack l’éventreur ont toujours tendance à m’attirer, ce qui est également valable pour ce qui touche à la magie ou la prestidigitation.

J‘ai apprécié cette BD dans son côté « époque ». On découvre un personnage qui s’est construit, au travers de ses souvenirs. L’ambiance est riche et très bien retransmise dans les planches et le choix des couleurs – certains dégradés et certains tons choisis sont superbes ! A la fin de ce premier tome, Jerrold fait la rencontre d’un personnage qui relève du fantastique. Bizarrement, moi qui aime l’univers du fantastique de manière générale, je n’ai pas été conquise par cette rencontre qui m’a presque déçue, qui me semble trop simple et trop clichée (et je ne parle pas de l’apparence de ce personnage, même s’il s’agit d’un clin d’oeil aux représentations les plus fréquentes de cet être fantastique). Je lirai la suite quand même, par curiosité, en espérant être agréablement surprise par ce qui suivra.

Un point important à mes yeux : j’ai trouvé la police d’écriture parfois difficilement lisible et trop dense, ce qui ralentit la lecture… Et la complique également à certains moments, rendant certaines planches un peu fouillis, avec des pensées au dessus des cases, dans les cases, en légende en bas de planche, le tout pas toujours très lisible… Dommage.

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L’Assassin Royal, tome 1 : L’apprenti assassin

couv5367967L’Assassin Royal, tome 1 : L’apprenti assassin
de Robin Hobb
éditions Baam!
2008, ePub (669 pages)

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Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

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Ma lecture du premier tome de cette saga si plebiscitée s’est révélée un peu laborieuse – entendez que j’ai mis plus de deux mois à lire les 18 premiers pour-cent du livre… Et pourtant je ne peux vraiment pas dire que je n’accrochais pas à ce début de saga et que j’ai dû lutter pour continuer. Cela peut sembler vraiment paradoxal mais de mon point de vue, la mise en place du personnage de Fitz était vraiment intéressante et promettait beaucoup de ce personnage – qui n’est qu’un enfant – déjà plus profond que superficiel. Par contre le rythme est vraiment très lent au début, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti – est-ce que c’est venu en partie de moi et des événements peu réjouissants que j’ai pu vivre dans ma vie à cette période ? En parallèle de la mise en place du personnage principal se pose aussi la mise en place des personnages « secondaires » (mais pas tant que ça quand on lit la suite) elle aussi assez riche et progressive, en petites doses bien dosées et bien placées.

« Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé. »

Robin Hobb

Robin Hobb

La plume et le style m’ont également énormément plu. Il s’agit là d’une traduction de la version originale (qui pour ce que j’ai pu voir dans quelques extraits disponibles sur le net, a l’air superbement écrite également) et je soupçonne cette traduction d’être vraiment très bonne. Le style est fluide et élégant, donnant un sentiment de langage ancien, d’histoire ancienne, comme un parchemin qu’on retrouverait dans un vieux coffre quelque part, au fin fond d’un grenier peut-être… Et pourtant avec des mots tout à fait modernes, auxquels s’ajoutent quelque vocabulaire spécifique à l’univers ici inventé par Robin Hobb.

Ce qui m’a fait énormément accrocher et persévérer dans ma lecture est ce brin de magique dans l’univers de Robin Hobb, que sont les dons du Vif et de l’Art. Le Vif est le don de se lier aux animaux, en pensée quand l’Art, presque totalement réservé à la descendance noble, est le don de projeter son esprit dans ceux des êtres humains et de converser avec eux, ou de les influencer… On apprend dès le début de l’histoire que Fitz a le don du Vif en se liant avec un petit chiot dont il va partager les sens, la vue, les pensées. Cependant le Vif est un don très mal vu dans cet univers, car il « pervertirait » petit à petit les êtres qui l’utilisent en animaux sauvages… Tout ce qui touche de près ou de loin au lien fort entre un être humain et un animal m’a toujours énormément plu (d’où mon amour inconsidéré pour la trilogie de Pullman : A la Croisée des Mondes) et je rêverais d’avoir le même don. Rien que pour ce côté de l’histoire, j’aurai persévéré dans ma lecture.

Ma persévérance a payé parce qu’une fois l’entrée du personnage d’Umbre, l’assassin actuel du roi qui va lui enseigner l’art de tuer, je n’ai plus lâché ce premier tome… Tout se déclenche, les différentes relations entre les personnages, les complots à la cour, le Vif, l’Art… Woah ! J’ai reposé le livre avec l’envie féroce de lire le second tome, ce que j’ai fait assez rapidement d’ailleurs, profitant d’un long voyage en train pour m’y mettre. Rien n’est simple pour Fitz, qui doit se battre pour se faire une place dans un milieu noble hostile aux bâtards… Et finalement c’est appréciable, car je me suis de plus en plus prise en affection pour le personnage qui doit apprendre à faire son bout de chemin et éviter les tentatives de meurtres à son encontre, tout en profitant de son don du Vif – perçu comme une malédiction – dans l’ombre. Fitz est un personnage qui gêne énormément de personnages, mais qui arrive néanmoins à se trouver des alliés, aussi peu nombreux soient-ils, des alliés très attachants également, qu’il s’agisse de Vérité, le prince régnant, son oncle ou de Burrich, l’ancien homme lige de son père qui va l’élever, à la dure mais avec beaucoup d’amour et de loyauté néanmoins.

Le tout est saupoudré d’éléments encore mystérieux pour nous en tant que lecteurs, notamment le personnage du Fou ainsi que la « forgisation », qui est un procédé utilisé par des pirates qui viennent attaquer les côtes des Six Duchés. Lors des attaques, ces pirates « forgisent » les habitants des villages côtiers attaqués et, on ne sait comment, leur ôtent tout coeur et toute âme. Les habitants sont alors dénués de sentiments et attaquent tout ce qui passe pour manger ou posséder (on est presque dans un état de zombie, si ce n’est qu’ils sont vivants et convoitent toute possession utile : nourriture, manteau…).

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L’apprenti assassin est un premier tome vraiment très bien écrit et très prenant, qui souffre peut-être d’une petite longueur dans sa mise en route, mais au style certain, fluide et élégant. J’ai été happée par l’univers et le personnage principal, et je ne saurais que vous conseiller de tenter si ce n’est pas déjà fait !

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Les Bannis et les Proscrits, tome 2 : Les Foudres de la Sor’cière

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Les Bannis et les Proscrits, tome 2 : Les Foudres de la Sor’cière
de James Clemens
Editions Milady
2012, format Epub (724 pages
)

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Elena porte désormais la marque de la sor’cière dans la paume de sa main. Cette tache écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable: un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible…

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La fin de l’année scolaire et les vacances approchant, c’est avec grand plaisir que je me suis plongée à nouveau dans la saga Les Bannis et les Proscrits avec le second tome : Les Foudres de la Sor’cière. Mon plaisir n’a pas décru avec les pages que j’ai enchaînées à grande vitesse.

Quel plaisir de retrouver Elena et ses compagnons de voyage tous plus insolites que les autres ! Les personnages déjà attachants dans le premier tome s’intensifient. Ils sont de plus en plus creusés au fil des pages pour mon plus grand plaisir, et cerise sur le gâteau, de nouveaux personnages apparaissent, pas moins attachants que les premiers, bien au contraire. Je n’ai qu’une hâte, découvrir l’évolution et le rôle de chacun au sein de cette grande quête qu’est la bataille contre le Gul’Gotha.

Ce que j’apprécie particulièrement dans ce début de saga est que les personnages ne sont pas – ou en tout cas le sont de moins en moins avec ce second tome – manichéens : ni tout blancs, ni tout noirs. Même les personnages à priori “mauvais” sont plus complexes que ce qu’ils semblent être et ne sont pas tout simplement des méchants, et les autres ne sont pas tout simplement des gentils : ils ont leurs défauts, leur part de passé sombre et de choix difficiles, parfois mauvais… Dans tous les cas il est possible de comprendre leurs choix, même mauvais et leur évolution, leur chemin de vie jusque là, et ça : j’aime !

hutevr0kJ’avais parlé dans la chronique du premier tome du côté accrocheur du prologue, qui joue toujours son rôle à merveille. Il est toujours très intrigant et je me demande où il va nous mener ! L’histoire se profile toujours de la même manière et avec le même brio : plusieurs histoires parallèles se développent pour converger au même point, accentuant le suspense et la complexité de l’intrigue et des évènements. Dans cette saga, tout est cause ou conséquence et tous les personnages sont liés d’une manière ou d’une autre et je suis toujours attirée vers la fin pour connaître le point de convergence et jusqu’à quel point l’auteur a pu aller dans la complexité de ces liens.

Petit bonus : des dragons un peu spéciaux apparaissent, pour mon plus grand bonheur, car j’adore ces monstres mythiques ! Bref, vous l’aurez compris, je suis toujours aussi ravie de cette lecture et je ne peux que vous encourager à la commencer, si vous ne l’avez pas déjà fait !

ligne separatriceA ne pas rater et à essayer TOUT DE SUITE !

ligne separatricePour lire la chronique du premier tome, c’est par ici !

Vous pouvez découvrir d’autres avis sur ce roman sur sa fiche bibliomania :
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La maison des secrets, Tome 3 : L’espion surprise

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La maison des secrets, Tome 3 : L’espion surprise
de Jacqueline West
Editions Seuil
2012, 294 pages

Depuis qu’elle a emménagé dans la demeure du vieux McMartin, Olive en a vu de toutes les couleurs : objets ensorcelés, peintures vivantes, chats qui parlent… Pourtant, elle n’est pas au bout de ses surprises car l’horrible Annabelle McMartin a réussi à s’échapper des tableaux magiques et semble déterminée à libérer les forces les plus maléfiques de la vieille masure… Et comme Morton et Rutherford, ses amis, lui tournent le dos, on dirait bien qu’Olive va devoir déjouer seule les pièges de la maison !

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J’ai reçu ce roman jeunesse dans le cadre d’une opération Masse Critique, organisée par le site Babelio. Je remercie par ailleurs les Editions du Seuil de m’avoir envoyé cet exemplaire. Je m’excuse de mes quelques jours de retard pour cette chronique, les fêtes ont quelque peu perturbé mon rythme !

A dire vrai, lorsque j’ai coché dans la liste ce petit roman dont j’aimais beaucoup le résumé et la couverture très colorée et à mon goût très prometteuse, je n’avais pas vu qu’il s’agissait du troisième tome d’une saga… J’ai eu un peu peur de me sentir perdue à la lecture mais… Pas du tout ! Les éléments nécessaires à la compréhension de l’histoire sont bien résumés et dispersés aux bons moments, lorsqu’on a besoin d’eux pour la compréhension de l’histoire, et ce même lorsqu’on ne connait pas les deux premiers tomes ! Sur ce point donc, aucune difficulté pour rentrer dans l’atmosphère de cette saga et dans l’histoire de ce tome en particulier. Je dois même avouer que j’ai désormais très envie de lire les deux premiers opus, pour en savoir encore plus sur les évènements qui précèdent.

Ce roman jeunesse est très agréable à lire, l’écriture est fluide et facile d’accès et j’ai été très vite happée par le mystère qui entoure la maison de Olive, la jeune collégienne (qui entre en 6ème au début de ce tome) que l’on suit tout au long du roman. Les personnages sont tous très attachants et j’ai tout simplement adoré les trois chats de la maison qui accompagnent Olive : Horatio, Harvey et Léopold. Ces trois là parlent, ont tous un caractère très différent (comme leur pelage) et je rêverais de les avoir comme “familiers”.

Sur le fond de l’histoire, je l’ai trouvée très originale pour un roman jeunesse si léger et si facile à lire. Toute la saga, si j’ai bien compris, repose sur la demeure (le manoir même…) dans laquelle emménage la famille de Olive. Cette demeure appartenait à une famille de magiciens… plutôt sombres et cruels, le genre qu’on ne souhaite pas rencontrer (évidemment, sinon il n’y aurait pas de problème ni de suspense !). Aldous McMartin, le père, a créé le monde d’Ailleurs en ensorcelant sa peinture et rendant vivant ses tableaux, dans lesquels Olive – grâce à des lunettes spéciales – et les chats peuvent se rendre. Ce n’est pas (ou plus) le genre de magie que l’on rencontre souvent dans les livres et ça m’a beaucoup plu.

Le roman se termine sur une phrase d’Horatio, le chat roux, qui amène un nouveau mystère et ouvre la porte à une nouvelle aventure… Et ça marche tellement bien que j’ai vraiment plus que hâte de lire la suite de ce roman que j’ai déjà eu bien du mal à lâcher tellement je me suis prise au jeu !

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Voilà un roman jeunesse léger, plein de fraicheur, très original et surprenant. Attention, il est addictif !

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Les autres tomes de la saga :

9782021047141  9782021047158